QS et la chienne à Jacques

Querelle superficielle, en apparence, que celle portant sur la tenue des députés solidaires à l’Assemblée nationale. Mais en apparence seulement. Car les raisons évoquées par nos solidaires pour justifier leur manie de s’habiller comme la chienne à Jacques sont révélatrices.

Négligé

Ils disent : l’Assemblée nationale est la maison du peuple, et doit être représentative de la diversité des classes sociales. Et on ajoute : pourquoi tous les députés devraient s’habiller comme des avocats ou des médecins ? Pourquoi les codes de la bourgeoisie devraient-ils s’imposer à la poétesse autoproclamée de l’Assemblée ?

QS prétend flatter le peuple, mais en fait, il le méprise. Le commun des mortels sait très bien que lorsqu’il doit se présenter au salon funéraire ou à un mariage, pour donner deux exemples évidents, il doit s’habiller en tenant compte des circonstances et ne s’en plaint pas.

Il en est de même pour l’Assemblée nationale, un lieu qui implique un certain décorum. On répète qu’il n’y a pas de code vestimentaire formel à l’Assemblée nationale, et que les solidaires, finalement, ne transgressent rien. Erreur de perspectives : ce qu’on oublie, c’est qu’un code vestimentaire n’avait pas à être formalisé tellement il allait de soi !

Narcissisme

En fait, nos solidaires vivent leur crise d’adolescence en direct à l’Assemblée nationale en disant : si je me sens bien en guenilles, je porterai des guenilles ! Ils ajoutent, comme un ado de 14 ans refusant de remonter les culottes qui lui dévoilent la moitié du fessier : c’est mon style, je n’y renoncerai pas, car ce style, c’est moi ! C’est une forme d’hyperindividualisme narcissique.

On aurait presque envie de les prendre en pitié, de leur tapoter la joue, de leur dire que ça va aller, que nous en reparlerons, mais qu’ils doivent d’ici là mettre leurs beaux habits pour le Nouvel An. Il faut le faire. Allez ! Vous êtes grands maintenant.