Internationaux d'Australie: entrée en scène des Canadiens mardi

Les matchs du tableau principal des Internationaux d’Australie, premier tournoi du Grand Chelem de l’année, s’amorceront lundi. Toutefois, les quatre Canadiens en lice, Eugenie Bouchard, Bianca Andreescu, Milos Raonic et Denis Shapovalov, n’entreront en scène que mardi. 

Tout d’abord, Raonic, 16e favori de la compétition, croisera le fer avec le bouillant et exubérant Australien Nick Kyrgios lors du tour initial. On est en droit à s’attendre à des feux d’artifice lors de ce duel, surtout que Kyrgios, 51e au monde, évoluera devant les siens. Le match aura lieu en soirée (tôt en matinée au Québec) sur le terrain du Melbourne Arena, troisième terrain en importance. 

Puis, le terrain du 1573 Arena, quatrième terrain en importance, sera le théâtre des rencontres entre Bouchard (79e) et la Chinoise Peng Shuai (129e), invitée des organisateurs, et celle entre Shapovalov, 25e favori, et l’Espagnol Pablo Andujar (82e). Bouchard devrait disputer sa rencontre en début d’après-midi à Melbourne et sera suivie par la partie de Shapovalov. 

En cas de victoire, Bouchard pourrait affronter l’Américaine Serena Williams, 16e favorite, si cette dernière parvient à vaincre l’Allemande Tatjana Maria (71e), également mardi. 

Finalement, Andreescu, qui a récemment atteint la finale du tournoi de la WTA d’Auckland avant de remporter ses trois rencontres qualificatives à Melbourne, croisera le fer avec l’Américaine Whitney Osuigwe (199e), détentrice d’un laissez-passer, sur le court 15, en début d’après-midi en Australie. 

Federer et Nadal ouvrent le bal 

Roger Federer, double tenant du trophée, et le no.2 mondial Rafael Nadal sont les principales attractions au programme de la première journée des Internationaux d’Australie, lundi à Melbourne. 

En soirée sur la Rod Laver Arena, Federer, en quête d’un septième sacre record à Melbourne, entre en lice face à l’Ouzbek Denis Istomin (99e), match qui sera précédé par celui entre la championne 2018, la Danoise Caroline Wozniacki, et la Belge Alyson Van Uytvanck. Nadal, vainqueur en 2009, le précède, en début d’après-midi, opposé à l’Australien James Duckworth, bénéficiaire d’une invitation (238e). 

À suivre également, le premier tour entre Andy Murray, ex-no.1 tombé au-delà de la 200e place mondiale, et le redoutable Espagnol Roberto Bautista Agut (23e), récent tombeur du no.1 mondial Novak Djokovic et vainqueur du tournoi de Doha: en cas de défaite, ce serait le dernier aux Internationaux d’Australie du Britannique de 31 ans, qui a annoncé qu’il allait mettre un terme à sa carrière cette saison, la faute à une hanche droite qui ne le laisse pas en paix. 

Parmi les principaux engagés lundi, figure également le Sud-Africain Kevin Anderson, no.6 mondial et double finaliste en Grand Chelem (US Open 2017 et Wimbledon 2018) qui devrait aisément se défaire du Français Adrian Mannarino (41e). 

Serena les yeux rivés sur un 24e sacre historique 

Sa dernière apparition en compétition officielle, sa finale aux Internationaux des États-Unis perdue en même temps que ses nerfs, est encore dans les mémoires, mais Serena Williams, en quête d’une 24e couronne historique en Grand Chelem aux Internationaux d’Australie, n’a aucune envie de regarder en arrière. 

À New-York début septembre, la star américaine s’était emportée contre l’arbitre de la rencontre, le Portugais Carlos Ramos, et avait reçu trois avertissements, le dernier pour insulte. À portée de raquette, son rêve d’égaler le record absolu de trophées en Grand Chelem, détenu par l’Australienne Margaret Court, joueuse des années 1960-1970, s’était évanoui. 

Pour son retour sur les courts, à l’occasion d’une exhibition face à sa soeur aînée Venus fin décembre à Abou Dhabi, les organisateurs ont ainsi demandé aux journalistes de ne pas lui poser de questions relatives aux événements de Flushing Meadows. 

«Je n’évite rien. Je n’ai juste pas de temps à perdre à parler de ça, s’est-elle alors défendue. J’en ai parlé, tout le monde en a parlé pendant des mois et des mois. Le mieux, c’est de passer à des choses meilleures et plus grandes.» 

Outre les circonstances, à Flushing Meadows, Serena a laissé filer l’occasion d’un 24e sacre pour la deuxième fois en moins de deux mois. À Wimbledon déjà, elle avait trébuché sur la dernière marche, face à l’Allemande Angelique Kerber.